Choisir la bonne puissance pour une borne de recharge

Choisir la bonne puissance pour une borne de recharge

Dimensionnement de borne, tableau, abonnement et délestage pour particuliers et petits sites pros à Montpellier, Castelnau-le-Lez, Lattes, Pérols et autour.

Équipement de contrôle d’accès installé pour sécuriser les accès d’un site résidentiel ou professionnel
Solution de contrôle d’accès présentée par Jucelec pour mieux gérer et sécuriser les entrées d’un site.
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Le sujet

Aborder la question pas à pas

Une borne annoncée à 22 kW ne délivre jamais 22 kW si le véhicule n’accepte que 7,4 ou 11 kW en courant alternatif, si l’installation reste en monophasé, ou si l’abonnement ne suit pas. C’est l’erreur la plus coûteuse que je vois sur le terrain : acheter la borne la plus puissante, puis découvrir que la limite réelle vient du chargeur embarqué du véhicule, du tableau électrique, de la section des conducteurs, ou du contrat d’énergie. À l’inverse, sous-dimensionner une recharge sur un foyer qui roule 80 à 120 km par jour oblige à charger toutes les nuits à pleine intensité, avec moins de marge pour le chauffe-eau, la plaque induction ou la climatisation. Le bon choix part de quatre données concrètes : kilométrage quotidien, capacité de batterie, puissance AC acceptée par le véhicule, et réserve réelle de l’installation. En maison individuelle autour de Montpellier, Castelnau-le-Lez, Lattes ou Pérols, la borne 7,4 kW en monophasé couvre déjà la majorité des usages résidentiels si le tableau est sain et si un pilotage de charge est prévu. Le 11 kW devient pertinent quand le site est en triphasé et que le véhicule l’accepte réellement. Le 22 kW, lui, n’a de sens que dans des cas précis : fort roulage, temps d’arrêt court, plusieurs véhicules, ou besoin professionnel. Le sujet n’est donc pas de prendre “le plus gros”, mais la puissance qui recharge vite sans déstabiliser le bâtiment.

Repères

Les points à connaître

Pour choisir une puissance utile, il faut raisonner en situation réelle, pas en catalogue. Les postes suivants sont ceux qui changent concrètement le résultat final.

Dimensionner entre 3,7, 7,4, 11 et 22 kW

Le premier arbitrage consiste à relier le besoin journalier à la fenêtre de charge disponible. À titre indicatif, récupérer 40 kWh demande environ 11 à 12 heures à 3,7 kW, 6 heures à 7,4 kW, 4 heures à 11 kW et moins de 2 h 30 à 22 kW, pertes incluses selon les cas. En résidentiel, 7,4 kW suffit souvent pour 50 à 80 kWh à remettre pendant la nuit. Le 11 kW devient logique avec un site triphasé et un véhicule compatible. Le 22 kW se justifie surtout si le temps d’arrêt est court ou si l’usage est semi-professionnel.

Vérifier tableau, terre et abonnement avant tout choix

Une borne ne se choisit jamais sans regarder le tableau. Il faut un circuit dédié, une protection différentielle et un disjoncteur calibrés pour l’IRVE, une terre correcte, une place disponible, et une réserve d’abonnement cohérente. Sur beaucoup de maisons en 6 ou 9 kVA, une borne 7,4 kW sans délestage fait sauter l’installation dès qu’on ajoute chauffe-eau, four et climatisation. Quand la borne est éloignée du tableau, la section de câble grimpe vite ; sur certaines liaisons, le passage de 10 mm² à 16 mm² change sensiblement le budget.

Choisir la bonne borne selon l’usage réel

La bonne référence n’est pas seulement une question de puissance. Une borne simple sans pilotage peut convenir à un garage individuel avec usage régulier et tableau récent. Dès qu’il y a variabilité de charge, plusieurs véhicules, location, ou envie de suivre les consommations, il vaut mieux regarder les fonctions : TIC Linky, RFID, compteur MID, répartition de charge, application mobile, OCPP, verrouillage du câble. À titre de repère marché, on retrouve souvent Legrand Green’Up Home ou Premium, Schneider Charge, Hager witty, Wallbox Pulsar Plus, ABB Terra AC ou Mennekes Amtron.

Prévoir les cas particuliers : copropriété, extérieur, solaire

En copropriété, la puissance pure n’est pas le seul sujet : cheminements, droit à la prise, comptage, conventions, et évolutivité de l’infrastructure pèsent lourd. En extérieur, une borne IP54/IP55 ou mieux, un support rigide et un cheminement protégé sont préférables. Si le logement est équipé de photovoltaïque, la borne peut exploiter un surplus, mais il faut rester lucide : une production solaire résidentielle couvre bien une charge lente ou modulée, rarement un appel stable de 11 ou 22 kW sans soutien du réseau. Le pilotage devient alors plus important que la puissance crête.

Équipement installé par Jucelec dans le cadre d’un projet en énergie et sécurité
Exemple d’équipement intégré par Jucelec pour répondre à des besoins en énergie et en sécurité sur site.
  • Le véhicule fixe souvent la vraie limite : beaucoup d’hybrides rechargeables restent à 3,7 kW AC, de nombreuses voitures particulières plafonnent à 7,4 ou 11 kW selon version.
  • Une borne 7,4 kW correspond généralement à 32 A en monophasé 230 V ; 11 kW à 16 A en triphasé 400 V ; 22 kW à 32 A en triphasé 400 V.
  • Au-delà de 3,7 kW, l’installation relève en règle générale d’un professionnel de l’électricité qualifié IRVE ; c’est le cadre réglementaire courant en France.
  • Le délestage dynamique via TIC Linky évite de surdimensionner l’abonnement quand la maison consomme déjà fort en soirée.
  • La longueur de câble et la section des conducteurs comptent autant que la borne : une liaison longue ou mal dimensionnée provoque échauffement, chute de tension et déclenchements.
  • En extérieur, les indices IP/IK, la fixation, le cheminement du câble et la résistance mécanique pèsent autant que la puissance annoncée.
Méthode

Notre approche et nos engagements

Choisir la puissance d’une borne ne consiste pas à lire l’étiquette commerciale. Il faut croiser l’usage, l’électrotechnique et la réglementation. En pratique, je pars toujours du véhicule avant de regarder la borne : un hybride rechargeable plafonné à 3,7 kW ne gagnera rien sur une borne 11 kW ; une voiture capable de 11 kW AC, en revanche, sera bridée à 7,4 kW si la maison est en monophasé. Ensuite vient le bâtiment : abonnement 6, 9, 12 ou 15 kVA, présence ou non du triphasé, état du tableau, valeur de terre, longueurs de câbles, et coexistence avec d’autres gros consommateurs. Le point décisif est le pilotage de puissance. Une borne bien choisie n’est pas seulement puissante ; elle sait surtout se limiter intelligemment. Les solutions actuelles du marché français, comme Legrand Green’Up, Schneider Charge, Hager witty, Wallbox Pulsar Plus ou ABB Terra AC, proposent selon les références du délestage, de la TIC Linky, du RFID, du MID ou de l’OCPP. Ces fonctions ne servent pas au marketing : elles évitent les déclenchements, répartissent la charge entre plusieurs usages et protègent le coût d’abonnement. Côté règles du métier, les repères généraux à connaître sont clairs : circuit dédié, protections adaptées, conformité aux règles basse tension de la NF C 15-100 et à sa partie IRVE 7-722, recharge en mode 3 avec connectique type 2 sur la grande majorité des installations, et recours à un professionnel qualifié pour les infrastructures de plus de 3,7 kW en habitat privé. C’est cette chaîne complète qui fait la différence entre une borne qui fonctionne “sur le papier” et une borne qui recharge bien tous les jours.

Étapes

La marche à suivre

Sur le terrain, la méthode qui évite les erreurs tient en trois temps et dans cet ordre.

  1. Analyser

    Relever le véhicule, la puissance AC acceptée, le kilométrage quotidien, le temps de stationnement, l’abonnement, le type de réseau et l’état du tableau. Sans ces mesures, la puissance retenue reste un pari.

  2. Préconiser

    Retenir la puissance utile, les protections, la section de câble, le niveau de pilotage et, si nécessaire, l’évolution d’abonnement ou de réseau. L’objectif est d’obtenir une recharge suffisante sans surcoût structurel inutile.

  3. Intervenir

    Installer le circuit dédié, poser la borne, régler l’intensité cohérente avec le site, puis tester la charge en conditions réelles. La validation finale se fait véhicule branché, pas seulement borne sous tension.

Matériel

Outils et matériel nécessaires

Pour comprendre sérieusement une installation de recharge, ou pour intervenir quand on est habilité et équipé, voici l’outillage et le matériel que les professionnels utilisent le plus souvent.

  • Vérificateur d’absence de tension bipolaire — Indispensable avant toute ouverture de tableau ou raccordement. Les modèles Chauvin Arnoux CA 771, Fluke T150 ou Metrix sont des références courantes. Un simple tournevis testeur ne remplace pas un VAT conforme à l’usage électrique.
  • Pince ampèremétrique TRMS — Elle sert à mesurer les intensités réellement appelées par la maison et à voir la marge restante avant déclenchement. Fluke, Chauvin Arnoux et HT Instruments sont fréquents sur chantier. Sans cette mesure, le choix de puissance reste théorique.
  • Mesureur de terre et contrôleur de boucle — Une terre médiocre peut provoquer défauts de charge, coupures ou refus de charge sur certains véhicules. Megger, Metrel ou Chauvin Arnoux sont des marques répandues. C’est un point souvent négligé dans les logements anciens.
  • Contrôleur d’installation et mégohmmètre — Il permet de vérifier continuité, isolement et cohérence générale du circuit dédié. Metrel Eurotest, Megger ou Fluke sont des repères du marché. Sur une IRVE, la validation électrique doit être instrumentée, pas supposée.
  • Outillage de serrage et de cheminement — Tournevis dynamométrique, clé dynamométrique, coupe-câble, pince à dénuder, étiquetage et matériel de fixation sont nécessaires pour respecter les couples de serrage et éviter les échauffements. Wera, Facom, Knipex et Wiha sont très présents chez les installateurs.
  • Matériel électrique dédié IRVE — Selon le cas : borne AC mode 3, coffret ou emplacement dédié, disjoncteur adapté, différentiel 30 mA de type compatible avec la borne, protection contre les surintensités, câble R2V ou équivalent de section adaptée, gaine, support mural ou pied. Legrand, Schneider Electric, Hager, ABB et Gewiss dominent souvent ce poste.
Étapes détaillées

La marche à suivre pas à pas

La bonne puissance se détermine en suivant un ordre strict. Sauter une étape conduit presque toujours à un mauvais achat ou à une installation qu’il faut reprendre.

  1. Recenser l’usage quotidien du véhicule

    Notez le kilométrage journalier, le kilométrage hebdomadaire haut, la taille de batterie et surtout la durée réelle pendant laquelle la voiture reste branchée. Un véhicule qui roule 35 km par jour et dort 10 heures à domicile n’a pas le même besoin qu’un artisan qui enchaîne deux tournées et repart à 5 h du matin. À titre indicatif, une consommation de 15 à 20 kWh/100 km permet d’estimer rapidement l’énergie à remettre chaque nuit.

  2. Vérifier la puissance AC acceptée par le véhicule

    C’est le filtre numéro un. La borne délivre du courant alternatif ; la voiture décide combien elle accepte via son chargeur embarqué. Si le véhicule est limité à 7,4 kW AC, une borne 11 ou 22 kW n’accélérera pas la charge à domicile. Il faut lire la fiche technique précise du modèle, de la batterie et parfois de la finition, car deux versions proches n’acceptent pas toujours la même puissance.

  3. Identifier le type d’alimentation du site

    Regardez si le bâtiment est en monophasé ou en triphasé, la puissance souscrite au compteur, et les autres usages forts : ballon d’eau chaude, cuisson, pompe à chaleur, climatisation, atelier, piscine. Une borne 7,4 kW en monophasé sollicite déjà 32 A ; sur une petite puissance souscrite, la marge restante peut être faible. Le 11 kW et le 22 kW imposent généralement un site triphasé bien équilibré.

  4. Contrôler l’installation existante

    Avant de choisir la borne, il faut vérifier le tableau, la terre, la place disponible, la longueur du parcours de câble et l’environnement d’installation. Un tableau saturé, une terre médiocre, un garage humide ou une borne à poser à 25 mètres du point de départ changent le dimensionnement. C’est souvent à ce stade qu’on découvre qu’une borne théoriquement économique devient plus chère qu’une puissance plus modeste mais mieux intégrée.

  5. Calculer la puissance réellement utile

    Le bon calcul consiste à comparer l’énergie à remettre avec le temps d’immobilisation. Exemple simple : si vous devez recharger 30 kWh en 8 heures, 3,7 kW peut suffire sur le papier, mais 7,4 kW offre de la marge et réduit la durée si les habitudes changent. En revanche, passer directement à 22 kW n’a pas d’intérêt si le véhicule limite à 11 kW ou si le site n’a pas le triphasé. La puissance utile est celle qui couvre le besoin sans créer de surcharge structurelle.

  6. Choisir la borne et ses fonctions de pilotage

    Une fois la puissance arrêtée, sélectionnez la borne selon l’usage : prise ou câble attaché, contrôle d’accès, suivi de consommation, TIC Linky, délestage dynamique, partage de charge, usage extérieur, supervision éventuelle. Sur une maison, le délestage vaut souvent plus qu’un saut de puissance. Sur un parking partagé ou un usage mixte domicile-travail, RFID, MID et limitation de courant deviennent vite pertinents pour garder la maîtrise des coûts.

  7. Régler, tester et ne pas laisser la borne en puissance maximale par défaut

    La mise en service ne doit pas se terminer au premier voyant vert. Il faut régler l’intensité cohérente avec le site, tester la charge véhicule branché, vérifier l’échauffement, confirmer l’absence de déclenchement avec les autres équipements et, si besoin, activer le pilotage de charge. Une borne 22 kW correctement installée peut très bien être bridée à 11 kW ou 16 A au départ si c’est le réglage qui protège le mieux l’installation.

Tarifs

Fourchettes de prix indicatives

Repères généraux du marché français à titre indicatif, observés sur des configurations courantes en 2026. Ces montants sont hors devis définitif et ne constituent pas un tarif ferme de Jucelec.

Cas / configurationFourchette indicativeInclusÀ noter
Prise renforcée ou recharge lente dédiée jusqu’à 3,7 kW450-900 €Fourniture et pose simple sur circuit dédié court, hors reprise lourde de tableauPlutôt adaptée aux petits rouleurs ou aux hybrides rechargeables ; nettement moins confortable qu’une vraie borne au quotidien.
Borne 7,4 kW monophasée en maison1 200-2 000 €Borne AC, protections, pose standard et mise en service de baseLa tranche la plus courante en résidentiel, hors distance importante, terrassement ou grosse remise à niveau du tableau.
Borne 11 kW triphasée1 600-2 600 €Borne triphasée, protections adaptées et pose standardPertinent seulement si le site est triphasé et si le véhicule accepte réellement 11 kW AC.
Borne 22 kW triphasée2 000-3 500 €Borne 22 kW, protections et pose standardBudget pouvant grimper vite si l’abonnement, l’équilibrage, la section de câble ou le tableau doivent être renforcés.
Adaptations de tableau, câblage long ou extérieur complexe300-2 500 €Travaux complémentaires en plus de la borneDistance, saignées, fourreaux, pied au sol, protection mécanique et contraintes de copropriété expliquent l’essentiel des écarts.

À titre indicatif seulement. Les fourchettes dépendent notamment de la marque choisie, du type de borne, de la longueur de câble, du tableau existant, du passage éventuel en triphasé et du besoin de délestage.

Variations

Ce qui fait varier le prix

Les montants varient fortement selon l’environnement. Le prix d’une borne n’est qu’une partie du coût global.

  • Puissance et type d’alimentation — Passer de 7,4 kW monophasé à 11 ou 22 kW triphasé peut imposer des adaptations de tableau, un équilibrage des phases et parfois une évolution d’abonnement. Le saut de coût vient souvent plus de l’infrastructure que de la borne elle-même.
  • Distance entre tableau et borne — Quelques mètres dans un garage fermé n’ont rien à voir avec 20 ou 30 mètres jusqu’à un portail, un carport ou une place extérieure. Câble, gaine, percements et temps de pose font vite monter le devis.
  • Fonctions de la borne — Le simple mode 3 n’a pas le même coût qu’une borne avec délestage, RFID, compteur MID, application, supervision OCPP ou partage de charge. Ces options sont utiles, mais elles doivent être justifiées par l’usage.
  • État de l’installation existante — Un tableau récent avec réserve disponible réduit le coût. À l’inverse, une terre à reprendre, un coffret à compléter, une protection générale limite ou un cheminement complexe alourdissent rapidement l’intervention.
  • Contexte du site — Maison, copropriété, parking extérieur, site professionnel ou couloir technique commun ne demandent pas le même niveau de préparation. En collectif, le comptage, les conventions et la mutualisation peuvent peser autant que la borne.
Vigilance

Erreurs à éviter absolument

Les erreurs suivantes coûtent du temps, de l’argent ou de la sécurité. Elles reviennent souvent sur les projets résidentiels et les petits parkings privés.

Choisir la borne selon la puissance maximale affichée

C’est l’erreur classique. Une borne 22 kW n’apporte rien si le véhicule ne prend que 7,4 ou 11 kW en AC, et elle peut imposer des travaux lourds inutiles sur l’installation. Le bon critère est la puissance réellement exploitable.

Oublier le contrat d’énergie et les autres usages du logement

Additionner borne, ballon, cuisson et climatisation sans délestage conduit aux coupures. Sur beaucoup d’installations domestiques, c’est la simultanéité des usages qui dimensionne le projet, plus que la batterie de la voiture.

Négliger la longueur du câble et la section des conducteurs

Une liaison trop longue en section insuffisante augmente la chute de tension et l’échauffement. Sur une borne éloignée d’un tableau, le coût de câblage peut rendre une forte puissance peu pertinente économiquement.

Croire qu’une prise domestique ordinaire remplace durablement une borne

Pour un usage occasionnel et très limité, une recharge lente peut dépanner. Pour un usage quotidien, la prise standard chauffe davantage, charge beaucoup plus lentement et laisse moins de marge de sécurité qu’un circuit dédié correctement conçu.

Installer sans contrôle instrumental de la terre et des protections

Une terre insuffisante, un différentiel inadapté ou un serrage approximatif ne se voient pas à l’œil nu. La conséquence peut aller du refus de charge à l’échauffement des connexions, voire à des défauts plus graves.

Limites

Quand faire appel à un professionnel

Dès que l’un de ces cas apparaît, mieux vaut arrêter le bricolage et passer sur une intervention d’électricien qualifié pour IRVE.

  • La puissance visée dépasse 3,7 kW — En France, les infrastructures de recharge de plus de 3,7 kW relèvent en règle générale d’un professionnel qualifié IRVE. C’est le cas typique d’une borne 7,4, 11 ou 22 kW en maison, copropriété ou petit site professionnel.
  • Le tableau doit être modifié ou l’abonnement semble limite — Ajout d’un départ dédié, changement de protections, équilibrage triphasé, manque de réserve, doute sur le délestage ou nécessité d’augmenter la puissance souscrite : ce sont des opérations qui doivent être mesurées et réglées proprement.
  • La terre est mauvaise ou inconnue — Si personne n’a contrôlé la terre, il est impossible de valider sérieusement une borne. En pratique, certains véhicules tolèrent mal une terre moyenne et interrompent la charge. Sans mesure, on travaille à l’aveugle.
  • Le projet se situe en copropriété, parking extérieur ou avec plusieurs bornes — Droit à la prise, conventions, protections communes, comptage, mutualisation, génie civil léger, potelets, partage de charge et supervision demandent une approche plus large qu’une simple pose murale dans un garage individuel.
Prévention

Comment éviter la récidive

Une borne bien choisie vieillit mieux si on anticipe dès le départ quelques points simples.

  • Prévoir le véhicule suivant, pas seulement l’actuel — Si le foyer roule aujourd’hui avec un hybride rechargeable à 3,7 kW mais vise une voiture électrique 11 kW dans deux ans, il peut être judicieux de préparer le cheminement et le tableau dès maintenant, même si la borne reste bridée au départ.
  • Installer du pilotage de charge dès l’origine — Le délestage dynamique coûte moins qu’une reprise complète de tableau ou qu’une hausse d’abonnement subie trop tard. C’est souvent la meilleure assurance contre les coupures et les appels de puissance inutiles.
  • Choisir un emplacement qui limite les longueurs de câble — Plus la borne est proche du tableau ou du point d’alimentation pertinent, plus le coût et la complexité restent maîtrisés. Cela réduit aussi les risques de chute de tension et simplifie les maintenances futures.
  • Protéger l’environnement d’usage — En extérieur, un bon choix de borne, de support, de hauteur de pose et de protection mécanique évite beaucoup de pannes. Une borne puissante mal exposée ou mal fixée vieillira moins bien qu’une borne plus simple bien installée.
Garanties

Nos engagements concrets

Sur une installation sérieuse, certains engagements techniques doivent être visibles noir sur blanc, quel que soit l’installateur retenu.

Puissance réglée sur la réalité du site

La borne ne doit pas être laissée à sa puissance maximale par défaut. Le courant de charge doit être paramétré selon le véhicule, l’abonnement, le type d’alimentation et les autres usages présents dans le bâtiment.

Circuit dédié et protections adaptées

Une recharge fiable impose un départ spécifique, des protections coordonnées avec la borne et une architecture conforme aux règles en vigueur pour l’IRVE. C’est le minimum pour éviter les déclenchements et les échauffements.

Mesures électriques avant mise en service

Continuité, terre, cohérence du serrage, fonctionnement en charge et comportement avec les autres consommateurs doivent être vérifiés. Une simple mise sous tension sans essais réels n’est pas suffisante.

Traçabilité des références et des réglages

Le client doit pouvoir connaître la référence de la borne, son intensité de réglage, le type de protection posé et les principes de pilotage retenus. Sans ces informations, le dépannage futur devient inutilement compliqué.

Couverture

Communes desservies

Montpellier
Secteur couvert
Castelnau-le-Lez
Secteur couvert
Lattes
Secteur couvert
Pérols
Secteur couvert
Mauguio
Secteur couvert
Saint-Jean-de-Védas
Secteur couvert
Juvignac
Secteur couvert
Clapiers
Secteur couvert
Jacou
Secteur couvert
Baillargues
Secteur couvert
Lunel
Secteur couvert
La Grande-Motte
Secteur couvert
Sète
Secteur couvert
Frontignan
Secteur couvert
Castries
Secteur couvert
FAQ

Questions fréquentes

Les réponses essentielles avant de prendre contact.

7,4 kW ou 11 kW : que choisir pour une maison ?

Si la maison est en monophasé, 7,4 kW est généralement le plafond logique en AC résidentiel. Cette puissance couvre déjà la majorité des usages nocturnes. Le 11 kW n’a d’intérêt que si le logement est en triphasé, si le véhicule accepte 11 kW AC, et si l’équilibrage des phases ainsi que l’abonnement suivent. En clair : 11 kW n’est pas “mieux” par principe ; il est meilleur seulement quand le site et la voiture peuvent réellement l’exploiter.

Une borne 22 kW a-t-elle un intérêt chez un particulier ?

Oui, mais dans des cas ciblés. Elle devient utile quand le véhicule accepte 22 kW AC, que le site est en triphasé 32 A, que le temps d’arrêt est court, ou quand l’usage ressemble déjà à un usage professionnel. Pour une voiture stationnée toute la nuit à domicile, le 22 kW est souvent surdimensionné. Il apporte un coût supérieur en protections, câblage et parfois en abonnement, sans gain réel si la voiture ou l’installation limite avant la borne.

Une prise renforcée suffit-elle pour un véhicule électrique ?

Pour un petit roulage quotidien ou un hybride rechargeable, une recharge lente dédiée peut suffire. Pour une voiture 100 % électrique utilisée tous les jours, on atteint vite les limites de confort : durée de charge longue, moins de marge sur le circuit et souplesse réduite en cas d’imprévu. La prise renforcée reste une solution de base ; la borne dédiée devient plus pertinente dès que le véhicule sert vraiment au quotidien.

Une borne peut-elle bien fonctionner avec des panneaux solaires ?

Oui, à condition de raisonner en pilotage et non en puissance affichée. Le photovoltaïque résidentiel alimente bien une recharge lente ou modulée quand il y a du surplus, mais il ne soutient pas durablement un appel élevé de 11 ou 22 kW sans reprise sur le réseau. Le bon montage consiste souvent à coupler borne pilotable, mesure de consommation et stratégie horaire plutôt qu’à surdimensionner la borne au motif qu’il y a des panneaux.

En copropriété, puis-je installer ma propre borne ?

Dans beaucoup de cas, oui. Le droit à la prise existe en logement collectif pour permettre l’installation d’une solution de recharge sur une place privative, à ses frais, sous réserve de respecter la procédure, les accès techniques et les règles de l’immeuble. En pratique, le point sensible n’est pas seulement le droit, mais le parcours du câble, le comptage, la protection commune et l’évolutivité si d’autres copropriétaires suivent. C’est un sujet à cadrer proprement dès l’étude.

Combien de temps faut-il pour installer une borne à domicile ?

Pour une configuration simple en maison individuelle, il faut souvent une demi-journée à une journée de pose. Ce délai peut fortement varier si le tableau doit être repris, si la borne est loin du point d’alimentation, si un passage extérieur est nécessaire ou si l’installation doit être convertie ou équilibrée en triphasé. La vraie durée ne dépend donc pas seulement de la borne, mais surtout du chantier électrique autour.

Intervenez-vous autour de Montpellier ?

Selon le contexte communiqué, l’activité couvre Montpellier, Castelnau-le-Lez, Lattes, Pérols, Mauguio, Saint-Jean-de-Védas, Juvignac, Clapiers, Jacou, Baillargues, Lunel, La Grande-Motte, Sète, Frontignan et Castries. Pour une borne de recharge, l’important est surtout de préciser dès le départ le type de bâtiment, la distance tableau-place de stationnement, le véhicule concerné et la puissance envisagée afin de qualifier rapidement la faisabilité.

Contact

Faites vérifier la puissance utile avant de poser la borne

Une étude sérieuse évite la borne surdimensionnée, l’abonnement trop cher et les coupures à répétition sur votre installation à Montpellier et dans les communes voisines.

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